Les accompagnants d’élèves en situation de handicap – AESH
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Les AESH sont un acteur dans le parcours de certaines élèves en situation de handicap. Pour que cette aide humaine soit pleinement efficace, il est essentiel qu’une collaboration étroite avec l’enseignant, tournée vers l’autonomie de l’élève, soit pensée.
Le juste positionnement de l’AESH : En appui, sans se substituer
L’accompagnement d’un élève repose sur un principe fondamental : l’AESH est là en appui de l’enseignant, et non à sa place.
Pas de substitution aux adaptations : La présence d’une aide humaine ne remplace en aucun cas les adaptations indispensables (pédagogiques, matérielles, institutionnelles) qui doivent être pensées pour l’élève.
Une aide en plus : La présence de l’AESH vient s’ajouter à la dynamique globale de la classe. L’enseignant reste le seul pilote des apprentissages, responsable de la différenciation pédagogique pour l’ensemble de ses élèves, y compris celui en situation de handicap.
Les missions des AESH, telles qu’elles sont définies par le texte de référence national : la circulaire n° 2019-090 du 5 juin 2019.
La circulaire classe les interventions des AESH en trois grands types de missions :
1. Les activités de la vie quotidienne
Il s’agit d’accompagner l’élève dans les actes qu’il ne peut pas réaliser seul en raison de son handicap, afin de garantir sa sécurité et son confort à l’école.
- L’aide aux déplacements : Assister l’élève dans ses mouvements au sein de l’école ou de l’établissement (accès aux locaux, récréation).
- L’installation matérielle : Veiller à ce que l’élève soit installé confortablement à son bureau avec tout le matériel nécessaire disponible.
- Les actes de la vie courante : Assister l’élève pour l’habillage, la prise des repas (à la cantine si la notification le prévoit) et, si nécessaire, l’hygiène (passage aux toilettes, sous réserve d’un protocole défini).
2. Les activités d’apprentissage (le cœur de la classe)
C’est ici que le binôme avec l’enseignant est capital. L’AESH met en oeuvre les consignes de l’enseignant pour faciliter l’accès au savoir, sans faire à la place de l’élève.
- La stimulation et l’attention : Aider l’élève à se repérer dans le temps de la séance, à rester concentré et à entrer dans la tâche demandée.
- La reformulation et la compréhension : Redire ou expliciter une consigne écrite ou orale donnée par l’enseignant, en utilisant des mots ou des repères visuels adaptés.
- L’aide à l’expression et à la prise de notes : Écrire sous la dictée de l’élève si celui-ci est fatigué ou dans l’incapacité physique de le faire, ou l’aider à manipuler les outils scolaires (compas, ciseaux, outils géométriques). En fournissant des documents pré-imprimés, l’enseignant libère l’AESH du poids de la prise de notes. Elle peut alors se consacrer entièrement à son cœur de mission : accompagner l’élève dans la compréhension.
- L’utilisation des outils technologiques : Assister l’élève dans le maniement de son matériel pédagogique adapté (ordinateur, logiciels spécifiques, tablettes).
3. Les activités de la vie sociale et relationnelle
L’objectif est d’aider l’élève à s’intégrer pleinement dans la communauté scolaire et à interagir avec ses pairs.
- La communication : Faciliter les échanges entre l’élève et ses camarades ou les autres adultes de l’école (notamment pour les élèves présentant des troubles de la communication ou du spectre de l’autisme).
- La prévention de l’isolement : Encourager la participation de l’élève aux activités collectives et aux jeux pendant les temps de récréation ou de pause.
- La gestion des émotions et du comportement : Contribuer à apaiser l’élève dans les moments de surstimulation ou de frustration, en appliquant les stratégies définies par l’équipe pédagogique.
- L’accompagnement aux sorties scolaires : Permettre à l’élève de participer aux sorties régulières (piscine, bibliothèque) ou occasionnelles (visites de musées, voyages scolaires) prévues par la classe.
⚠️ Le rappel de la circulaire : L’AESH ne doit pas faire écran entre l’élève et l’enseignant, ni entre l’élève et ses camarades. Sa présence doit être discrète et s’estomper dès que possible pour encourager l’autonomie de l’enfant.
Organisation dans le Rhône :
Les AESH sont rattachés à un pole inclusif d’appui localisé (PIAL) ou pole d’appui à la scolarisé (PAS) sur un territoire. Ils peuvent intervenir sur toutes les écoles, collèges et lycées du PIAL ou du PAS.
Pour postuler :
https://recrutement.education.gouv.fr/recrutement/offres?Departement__c=069&term=AESH&Region__c=84
Déposer votre candidature en ligne (niveau baccalauréat et/ou d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne, et/ou justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 9 mois dans le domaine de l’aide à la personne et/ou du handicap.)
Participer à l’examen écrit et à l’entretien
Rémunération d’un AESH au premier échelon qui réalise 26 heures d’accompagnement par semaine (66% d’un temps plein) : 1300 € brut/mois approximativement
Accompagner la prise de poste
Les formateurs AESH forment tous les AESH nouvellement nommés.
Les AESH référents sont des pairs aidant qu’il ne faut pas hésiter à solliciter.
Des ressources :
En savoir plus sur le site EDUSCOL
Vademecum AESH de l’académie de Lyon
Un livret créé par Emmanuelle EGLIN : Accompagner des élèves avec TSA à l’école maternelle
Observer les élèves – outil pour observer
Suivre le suivi des élèves – fiche de suivi